A Romorantin : Velecta l’entreprise de sèche-cheveux professionnels, sauvée par un trio de Loir-et-chériens

, A Romorantin : Velecta l’entreprise de sèche-cheveux professionnels, sauvée par un trio de Loir-et-chériens

Installé à Romorantin, Velecta, dernier fabricant français de sèche-cheveux pour professionnels, peut poursuivre son activité. Créée en 1936, la société était en redressement judiciaire depuis l’été dernier. Elle est relancée par un entrepreneur blésois qui s’est associé à deux salariés.

C’est un ouf de soulagement en Sologne pour les salariés de l’entreprise Velecta. Basée à Romorantin, elle produit des sèche-cheveux 100% made in France qui sont destinés aux professionnels de la coiffure. Elle avait été placée en redressement judiciaire en juin 2025 et elle a récemment été rachetée par un entrepreneur blésois qui s’est allié avec deux salariés. Le projet de reprise a été validé par le tribunal des affaires économiques de Lyon. L’aventure Velecta dans le Loir-et-Cher peut donc se poursuivre.

« Nous sommes une très vieille marque, l’entreprise est née en 1936 » explique Philippe Mélao.« Nos clients professionnels connaissent nos produits et notre modèle emblématique TGR. Nous devons regagner leur confiance, mais aussi développer notre stratégie à l’export, car nos ventes à l’étranger sont sous-estimées, elles ne représentent aujourd’hui que 10% du chiffre d’affaires ». Le nouveau dirigeant de Velecta SAS, parie aussi sur le développement du digital pour promouvoir la marque et « nous permettre de gagner de nouveaux consommateurs plutôt Français et qui apprécient d’acheter sur leur territoire ».

Dans son projet de relance, Philippe Mélao insiste sur l’aspect local de la fabrication.« Nous l’avons dans notre approche d’achats de composants et de fournisseurs. Nous travaillons avec des sociétés qui sont à trois heures maximum de Romorantin, c’est super important de raisonner ainsi et de préserver les emplois localement. Egalement d’apporter notre touche à l’écologie. Nos pièces plastiques sont faites à 40 kilomètres de l’usine, donc l’impact écologique est là. Nous vendons aussi un produit qui est réparable, par rapport à l’ensemble des vendeurs de sèche-cheveux qui sont des grosses marques, nos concurrents et qui ont tendance à jeter. Nous, notre démarche est totalement différente ».L’entreprise romorantinaise compte actuellement 17 salariés. La nouvelle direction entend stabiliser l’activité avant d’envisager d’éventuelles embauches.« Nous sommes arrivés depuis quatre mois, les chiffres sont plutôt bons sur cette reprise et la mise en place de notre stratégie.  Aujourd’hui notre effectif suffit et nous n’avons pas forcément de besoins d’investissement par rapport à nos machines. Donc nous y allons étape par étape. Mais dès que cela sera possible, bien entendu nous recruterons ».