Conférence sur George Sand : « sa vie est un roman » reconnait l’écrivain solognot Dominique Labarrière

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L’écrivain solognot passionné d’Histoire, Dominique Labarrière, donne une conférence, ce mercredi soir, à Romorantin : « George Sand, le roman de sa vie ». L’année 2026 correspond aux 150 ans de la mort de la romancière. Et la question de sa panthéonisation vient d’être relancée par des élus du Berry.

George Sand est l’une des romancières les plus célèbres de notre région. Ce mercredi soir, dans le Loir-et-Cher, l’écrivain Dominique Labarrière lui rend hommage lors d’une conférence intitulée « George Sand, le roman de sa vie ». C’est à partir de 18h30 au théâtre l’Entracte de Romorantin. « La vie de George Sand est véritablement un roman. Elle était une personnalité très importante du 19ᵉ siècle. Elle nait en 1804 avec l’Empire, elle meurt en 1876 avec la République et elle vit tous les régimes qu’on peut connaître en France. Elle a des idées politiques, tout cela en fait un personnage qui est très intéressant. Et puis il y a sa vie privée, ses amours, les hommes, l’écriture, la littérature, elle est une grande prêtresse du régionalisme, ce n’est pas rien dans nos régions. Et le roman champêtre, c’est absolument charmant ».

Dominique Labarrière avoue être davantage touché par la vie de George Sand que par ses écrits.« Il y a plein de choses chez elle qui ont vieilli, les idées, les bons sentiments c’est sûr, mais c’est un torrent. Elle n’a pas besoin de militer pour la liberté, elle est la liberté. Et ça c’est à la fois redoutable pour un homme, mais c’est aussi très attachant. C’est comme Colette qui viendra quelques décennies après elle : ce sont des femmes qui sont la liberté incarnée. Donc oui je suis plus attaché à ses péripéties et à sa vie ».

L’année 2026 marque le 150ᵉ anniversaire de la disparition de George Sand. La semaine dernière à Paris, des élus de l’Indre et plusieurs personnalités réunis au Sénat ont relancé le dossier de son entrée au Panthéon. Dominique Labarrière dit : « Pourquoi pas, oui, je suis assez pour. Mais parfois on met des gens au Panthéon et on se dépêche de les oublier, c’est l’oubli dans la gloire ». Et l’écrivain solognot passionné d’Histoire précise aussitôt que* »ce qui me gêne là, c’est qu’on la présente comme une influenceuse, lanceuse d’alerte, rurale et engagée, ce sont des concepts d’aujourd’hui. On aurait pu dire George Sand, c’est l’incarnation du roman régionaliste. Le roman champêtre en soi a une valeur littéraire ».*