Le projet de vaste zone commerciale renaît à Romorantin

Il refait parler de lui ! Le projet de création d’une zone commerciale à Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher) revient sur le devant de la scène depuis que la cour administrative d’appel de Nantes a rejeté une requête en annulation menée par des commerçants de la région Centre.

Jeanny Lorgeoux, sénateur-maire de Romorantin, salue cette victoire. Et prépare, prudemment, la suite. En 2008, 18.414 m2 devaient accueillir, pour l’essentiel, 86 magasins de vente à prix réduits d’articles de marques dans les secteurs de l’équipement de la personne et de la maison. Des produits déclassés, présentant des défauts de fabrication ou des articles provenant de collections des années antérieures à prix réduit et non des produits soldés de la saison en cours.

Aujourd’hui, après deux recours, tout est à reconstruire. « Je n’y crois pas trop, lâche François Foussier, adjoint au maire d’Orléans chargé du commerce, et, autrefois, fer de lance des opposants, au sein de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) du Loiret. Unibail-Rodamco, un investisseur connu de centres commerciaux, s’est retiré. Internet a pris une grosse part de ce marché en semaine, les enseignes ont leur propre magasin d’usine et la conjoncture économique est difficile ».

Jeanny Lorgeoux veut rester « réaliste », « logique », « de bon sens » face à un contexte qui a effectivement évolué. Il va « rencontrer avant Noël le président de la CCI du Loir-et-Cher, très ouvert, qui a compris que la CCI a des ressources parafiscales pour toutes formes de commerces ».

« Quels sont les obstacles ? »

En voulant « adapter les hypothèses d’il y a 5 ans aux réalités d’aujourd’hui », il se pose donc deux questions : « Est-ce que le projet initial, qui repose sur un marché exogène (avec l’attirance vers le zoo de Beauval et le château de Chambord), tient la route ? Si l’idée est toujours bonne, faut-il la recalibrer ? Quels sont les obstacles ? ». Le maire rencontrera des investisseurs franco-anglais en janvier et prendra contact avec le préfet.

La suppression de 2.000 emplois lors de la fermeture de Matra avait sinistré Romorantin en 2003. Jeanny Lorgeoux en espérait 600 (220 temps pleins et les induits) avec le complexe commercial : « Les opposants ont gagné 6 ans et sont contents d’eux. Bel exemple de la juridiciarisation de l’activité économique au détriment de la création d’emplois ! ». Reste à savoir si les commerçants se pourvoiront en cassation. 

Anne-Marie Coursimault
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