Coupe de France : «On voulait tirer le PSG, c’est un mal pour un bien», le Petit Poucet Saint-Priest vise un nouvel exploit

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DÉCRYPTAGE – L’AS Saint-Priest, Petit Poucet de la 107e édition de la Coupe de France, affronte mercredi Valenciennes, lanterne rouge de Ligue 2, en huitièmes de finale. Avec des ambitions réelles.

«Aucun d’entre nous n’y croit pas». Les mots émanent de Morgan Pottier, l’homme fort de Saint-Priest avant les 8es de finale. Le club rhodanien, pensionnaire de Nationale 3 et tombeur du Sologne olympique Romorantin (N2) au tour précédent, pouvait, certes, espérer un tirage plus sexy, mais se réjouit d’avoir une belle opportunité pour passer un tour de plus et se rapprocher d’un rêve, à l’heure actuelle encore inatteignable, la finale de la Coupe de France. «On ne dispute jamais une compétition sans vouloir la gagner. Bien sûr qu’on en rêve, mais ce serait du délire», s’exclame Pascal Oris, vice-président du club. «Il reste trois matchs – avant la finale -, bien sûr qu’on est comme des dingues. Une aventure en Coupe de France, on n’en fera pas tous les jours», ajoute celui qui se dévoue pour les Jaune et Noir depuis une quinzaine d’années.

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Mercredi soir, les San-Priots devraient jouer dans un stade comble à Bourgoin-Jallieu (6000 spectateurs sont attendus), à 30 kilomètres du Complexe Jean Bouin où ils évolueront habituellement, pour affronter le Valenciennes Football Club, lanterne rouge de Ligue 2. « Les réactions étaient mitigées après le tirage au sort, il faut dire la vérité. Beaucoup voulaient le PSG ou l’OL (club partenaire et voisin, NDLR). Mais c’est un mal pour un bien, on y croit même si ce sera évidemment très difficile», commente le vice-président du club.

Une équipe de Valenciennes mal en point

Valenciennes, club important du paysage français, traverse une mauvaise passe depuis sa relégation de l’élite en 2014. Pire, les hommes d’Ahmed Kantari, qui a pris les rênes de l’équipe première en décembre dernier – par intérim avant d’être confirmé au poste jusqu’à la fin de la saison -, pointent à la dernière place du classement de Ligue 2, sur une saison… à 4 relégations. Ils ne comptent que 14 petits points après 23 matchs disputés, contre 21 points pour Quevilly Rouen Métropole, 19e.

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Malgré les deux divisions d’écart qui séparent Valenciennes à Saint-Priest, un exploit du voisin lyonnais est tout à fait envisagé au sein du club. «La Ligue 2, ça ne nous fait pas peur. Valenciennes est un club mal en point en championnat. On pense qu’ils ne vont pas mettre l’équipe type pour essayer de se sauver en championnat, imagine Morgan Pottier, milieu offensif de 31 ans de l’AS Saint-Priest, double buteur au tour précédent face à Romorantin. On va tout donner pour arracher cette qualification. On est déterminés, ça pourrait être encore plus grand, on veut rêver plus loin… De toute façon, on n’a rien à perdre. On jouera de manière décontractée et on ne va pas avoir peur parce que c’est une équipe de Ligue 2. Ce sera le mot d’ordre.»

« On prépare ce match comme une détection »

Morgan Pottier, milieu offensif de l’AS Saint-Priest

Même si son heure est plutôt passée – Morgan Pottier a 31 ans -, ce match sera joué comme une détection par les joueurs de Saint-Priest: «On prépare ce match comme une détection, on se dit ’aujourd’hui c’est ton jour, il faut que tu donnes le meilleur de toi-même, souviens-toi de la manière dont tu as cravaché auparavant.’ Ce n’est pas le même public qui vient nous voir jouer, on sait que potentiellement il y a du monde en tribune qui nous observe. Un match de Coupe de France peut être un tremplin. C’est l’occasion de se montrer, c’est une super publicité. À partir du moment où c’est médiatisé, ça prend une ampleur folle. Plusieurs jours après mon doublé (contre Romorantin, 4-1), je continue à recevoir des messages. Il y a tout un engouement. C’est super plaisant.»

Morgan Pottier pense avoir disputé «le match de sa vie» en 16es de finale contre Romorantin (il s’était offert un doublé). Photo Clément Simon

En Nationale 3, face aux autres équipes de la région Auvergne-Rhône-Alpes, l’AS Saint-Priest pointe à la deuxième place du Groupe K, avec un match et trois points de retard sur le leader, Lyon-La Duchère. «S’il fallait choisir entre une finale en Coupe de France et une remontée en Nationale 2, honnêtement on choisirait la montée, pour poursuivre dans la continuité notre travail», relativise Morgan Pottier, qui tentera de récidiver sa belle performance des 16es de finale face au VAFC. «Avec le soutien du public, tout est possible», conclut le vice-capitaine du club rhodanien.

La joie des San-Priots après leur qualification pour les huitièmes de finale. Clément Simon

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